Les Brûleurs de Loups de retour en Ligue des Champions : « Essayer de sortir de notre poule »

Rédigé le 01/09/2022

Nouvelle saison, nouvelle dimension pour les hockeyeurs grenoblois.

Les Brûleurs de Loups débutent leur saison ce jeudi 1er septembre à la patinoire Polesud face à l’Eisbären Berlin en Ligue des Champions (CHL). Après un titre de champion de France, les Isérois rêvent désormais de briller sur la scène européenne, et le président du club grenoblois, Jacques Reboh, ne cache pas ses objectifs. Il s’est confié à Radio ISA avant le début de la saison.

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Avant de retrouver la CHL face à Berlin, comment jugez-vous la préparation de votre groupe ?

Nous sommes plutôt satisfaits de la préparation que nous avons réalisée. C’est la première année que nous faisons une préparation de si haut niveau. Toutes les équipes que nous avons affrontées font partie de ligues dominantes en Europe. Nous sommes dans une dynamique du haut niveau européen, sans faire offense au hockey français. C’était une préparation calibrée pour nous mettre dans les meilleures dispositions pour la CHL.

C’était essentiel d’affronter de grandes équipes avant de retrouver cette compétition ?

Tout à fait. Le jeu déployé n’est pas le même en fonction de l’adversité. Et lorsque l’on joue face aux équipes de notre championnat, excepté le top 4, nous avons tendance à dominer, à beaucoup avoir le palais. Alors que face aux grandes nations du hockey européen, on a plus tendance à être dominé. Il faut donc adapter notre système de jeu à cette adversité. Lors de la préparation, on a constaté que nous étions capables de le faire.

Quels sont vos objectifs dans cette compétition européenne cette saison ?

Beaucoup penseront que c’est prétentieux, mais notre objectif est de sortir de cette poule (composée de l’Eisbären Berlin, du Mountfield HK et du Frölunda Göteborg, NDLR). Ce sont trois équipes qui font presque partie du top 10 du hockey européen, alors que nous sommes plutôt dans le top 200. Nous sommes très, très loin en termes de statistiques et performances, mais l’équipe va jouer match après match et essayer d’aller chercher, d’aller voler, quelques victoires qui nous permettront d’espérer. On est déjà très heureux de pouvoir présenter cette équipe de Berlin à notre public et au hockey français. Ensuite, notre deuxième challenge, sera de faire bonne figure dès cette première rencontre.

A moyen, ou plus long terme, on imagine que vous souhaitez faire de Grenoble une place forte du hockey européen ?

Bien évidemment. C’est notre objectif, mais tout cela se prépare. C’est pourquoi nous faisons un gros travail avec notre centre de formation, pour avoir des joueurs qui savent jouer à ce niveau-là. Ensuite, année après année, il faut construire des équipes avec des joueurs d’expérience. Cette année, nous avons déjà de très nombreux joueurs qui ont déjà joué à ce niveau.

Pour accompagner ce développement et vos ambitions, le club de Lausanne a décidé de collaborer avec vous. En quoi consiste ce partenariat ?

Cet accord nous permet de donner de la profondeur à notre collectif. Le club nous met à disposition deux joueurs de leur dispositif (Floran Douay et Makai Holdener), qui viendront notamment sur le début de saison avec nous. Ça va challenger les joueurs, stimuler les coachs, ça va nous éviter de trop forcer sur certains en cas de petites blessures, de gérer les phases de repos. La profondeur d’effectif est indispensable sur ces grosses compétitions. C’est donc tout bénef !

Est-ce que le niveau du championnat français est encore trop faible pour pouvoir performer et être régulier sur la scène européenne ?

C’est une réalité. Ça fait partie des sujets que j’ai déjà évoqués dans le passé. Effectivement, il faut jouer des matchs à haute intensité de manière régulière, pour pouvoir être capable le jour-J d’aller chercher de grandes performances. Je pense que le hockey français se renforce, on commence à avoir une certaine homogénéité dans notre championnat et c’est ce qui fera la différence. On constate que dans les grands championnats européens, il y a beaucoup moins d’écart entre les équipes. C’est ce qui permet d’avoir de l’adversité et de conserver un bon niveau. En France, les écarts sont encore trop importants entre les premières équipes du championnat et le bas du classement. Mais nous sommes sur le bon chemin, j’ai beaucoup d’espoir sur les années à venir.

En tant que président, la saison sera réussie si… ?

Une saison réussie c’est une saison où chaque fois qu’un spectateur viendra à la patinoire, il passera une soirée inoubliable. Une année où les gars seront bien dans le vestiaire, bien dans leur tête, bien dans leur peau et en pleine condition physique pour pouvoir performer. Et ensuite, aller chercher des émotions fortes et ça se manifestera par des trophées.

Par Baptiste Berthelin

Crédit photo : organigramme BDL