Qu’est-ce que les « violentomètres », distribués à tous les lycéens de la région Auvergne-Rhône-Alpes ?

Rédigé le 19/09/2022

L'objectif est de sensibiliser les jeunes.

Tous les lycées isérois, ainsi que dans tous les autres des différents départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont reçu à la rentrée un « violentomètre », un objet qui permet aux lycéens de mesurer si leur relation amoureuse et basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. « C’est une règle qui va mesurer l’intensité de certains propos, certains agissements ou certains comportements au sein d’une relation amoureuse. Elle permet de savoir de voir s’ils sont plus ou moins violents et faire prendre conscience aux lycéens de la gravité de certaines choses », explique Marie-Pierre Montoro-Sadoux, vice-présidente de la Région déléguée à la jeunesse, à la famille et aux séniors.

A travers cet outil, la Région souhaite donc sensibiliser les plus jeunes aux violences conjugales. « Il y a des situations qui peuvent paraître anodines, normales, alors que non. Et l’objectif grâce au « violentomètre », est aussi que les jeunes en parlent entre eux. Que cet outil soit une excuse pour échanger. On peut très vite se retrouver isolé par rapport à une situation, on le voit. Ça va permettre d’aider à la libération de la parole », ajoute l’élue.

Très concrètement, sur cette règle, « il y a des graduations, on passe du vert, du jaune, à l’orange puis au rouge, selon les comportements. L’exemple que je reprends souvent est celui de la jalousie. Ce n’est pas toujours une preuve d’amour. Et quand elle est permanente et bien on se rapproche du jaune voire du orange sur notre « violentomètre » », détaille-t-elle.

Aller encore plus loin

La Région Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région de France où l’on dénombre le plus d’appels au 3919, le numéro d’aide contre les violences conjugales. Pour l’instant, les premiers retours semblent positifs, notamment du côté des parents des lycéens. La Région souhaite désormais aller plus loin. « Nous avons désormais un outil pédagogique sur lequel nous allons pouvoir travailler. L’objectif désormais est d’avoir un temps d’échanges avec les jeunes pour savoir si cela a pu apporter, à un moment donné, quelque chose dans leur relation, ou encore pu permettre à évoquer des sujets plus difficiles. Il y a énormément de choses à faire », conclut Marie-Pierre Montoro-Sadoux.

Par Baptiste Berthelin