Collecte de protections périodiques en Isère : il manque des dons

Rédigé le 25/10/2022

La grande collecte de protections périodiques a débuté au début du mois.

Elle est organisée par le Planning Familial, avec le soutien de la Ville de Grenoble ou encore de Grenoble Alpes Métropole. L’an passé, sur le même mois d’octobre, 47 000 protections ont été récoltées, mais cette année, c’est beaucoup plus compliqué. « C’est vrai que nous avons moins de dons. On le voit sur nos points de collecte à Grenoble, il y a quelques difficultés. Ça s’explique assez facilement, les gens ont beaucoup de mal à terminer le mois désormais, donc c’est forcément plus difficile de faire des dons », explique Laura Pfister, adjointe à l’Egalité des droits à la Ville de Grenoble.

Dans le département, une cinquantaine de boîtes à dons sont installées et des animations sont également proposées autour de ce thème.

Des protections gratuites ?

En France, seulement les étudiantes peuvent se procurer des protections gratuitement. Mais dans d’autres pays, comme en Ecosse depuis cet été, toutes les femmes ont accès gratuitement à des tampons ou encore des serviettes. « Il faut savoir qu’une femme dépense 3800 euros dans sa vie pour se protéger. C’est vrai que cela peut paraître peu, mais c’est tout de même un coût. Certains produits parfois ne sont pas très bons pour la santé. Aujourd’hui, toutes ces dépenses ne sont pas prises en charge par la Sécurité Sociale par exemple. Mais ça devrait l’être. On se doit, en tant que politique, de demander la gratuité des protections périodiques », ajoute l’élue.

En attendant d’en arriver là, Laura Pfister souhaite rappeler et insister sur l’importance de donner dans le cadre de cette collecte. « Chaque don est déjà un pas en avant et permettra à des femmes de pouvoir se protéger. Donc il faut donner, même si c’est seulement une protection, même si ce n'est qu’une seule fois, l’importance est d’avoir des dons pour aider notre prochain », conclut-elle.

Par Baptiste Berthelin